Classique oublié: Convulse – « Reflections »

Ce blogue comportera sous peu plusieurs chroniques. L’une d’elle sera « Classique oublié », qui présentera des albums classiques, mais qui n’ont jamais obtenu la reconnaissance que je leur crois méritée. Évidemment, la notion de classique varie beaucoup d’une personne à l’autre et mes choix seront subjectifs. Pas la peine d’en faire un plat. Le but de cette chronique consistera donc à attirer l’attention de certains d’entre vous sur des albums intéressants, mais méconnus.

Pour inaugurer « Classique oublié », je vous parlerai de Reflections, le deuxième et dernier album de Convulse. D’origine finnoise, Convulse a fait partie d’un mouvement très circonscrit dans le temps (disons, 1992-1996), appelé « Finnish grind rock » (aujourd’hui, on parlerait plutôt de « death’n’roll »). Parmi les autres groupes de ce mouvement se trouvaient notamment Disgrace, Pakeni et Xysma. L’excellent journaliste Jeff Wagner avait signé un fascinant reportage sur le sujet dans un numéro de Metal Maniacs, il y a bien des années.

Paru en 1994 sur Relapse Records, Reflections offre près de 40 minutes d’une musique agressive, dense, mais aussi rythmée et accrocheuse. Ainsi, certaines pièces sont plus élaborées, comme Lost Equilibrium, qui dure 7 min. 37 sec. Parfois, on croirait entendre Pearl Jam en train de rejouer les moments les plus groovy d’Entombed, comme dans les formidables pièces Rite of Sunshine, Green is Grey et Years of Decay. Une approche qui, sur papier, peut paraître désastreuse, mais qui, une fois exécutée, donne un son très particulier et rafraîchissant. Et c’est là que réside l’intérêt de l’album: une combinaison réussie de genres disparates, à une époque où le métissage des styles dans le monde du métal était encore perçu comme une hérésie. Parlez-en à Sentenced.

Bien entendu, les fans finis de death métal pur et dur détesteront ce disque. Pas assez brutal. Sans doute même un peu « gay » (yep, certains « cerveaux » voient un lien entre l’homosexualité et la qualité musicale). Comme si la brutalité était le seul critère pour mesurer la valeur d’un album. Whatever. Mais pour les fans plus ouverts, ce disque de neuf pièces constitue une expérience plus que satisfaisante. Même 14 ans après sa parution.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :