Archive for the Classique oublié Category

Classique oublié: Fleshcrawl – « Made of Flesh »

Posted in Classique oublié on janvier 6, 2011 by johnnylebrun666

Autant j’adore la variété sur un album, autant je peux apprécier un grand nombre de variations sur un même thème. Or le quintuor allemand Fleshcrawl a adopté l’approche qui consiste à prendre une idée et en explorer toutes les possibilités. Made of Flesh (2004), son septième opus, propose dix superbes pièces de death métal à la fois brutal et mélodique qui se ressemblent toutes. En surface, du moins. Car quand on leur consacre assez de temps, on constate qu’elles affichent juste assez de personnalité pour se démarquer les unes des autres, grâce à des détails subtils, mais qui font toute la différence.

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Classique oublié: Gorguts – « Obscura »

Posted in Classique oublié on septembre 2, 2010 by johnnylebrun666

Obscura (1998 ), de Gorguts. Mon album québécois préféré, tous styles confondus. Mon album métal québécois préféré. Un de mes cinq albums métal préférés. Des premières notes dissonantes d’Obscura aux ultimes soubresauts de Sweet Silence, le disque propose une expérience unique dans l’histoire du métal. Du génie à l’état pur.

Dès le départ, une avalanche de riffs tout simplement hallucinants prouve ce génie avec éclat. Le genre de riffs qui peut traumatiser à jamais des oreilles peu formées au métal, et même des oreilles formées au métal. Un métal qui n’écoute que du Judas Priest risque de voir son univers s’effondrer quand les premières secondes d’Obscura déferleront sur lui. Un des meilleurs débuts d’albums que j’ai entendus dans ma vie. Obscura n’est pas un disque de death métal typique, ni même un disque de métal typique; il représente l’extrême-pointe de l’avant-garde métal. Encore aujourd’hui.

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Classique oublié: Kyuss – « Welcome To Sky Valley »

Posted in Classique oublié on novembre 14, 2008 by johnnylebrun666

À l’intérieur de la pochette de Welcome To Sky Valley (1994), la quatrième création de Kyuss, les fils du désert ont écrit Listen Without Distraction. D’aucuns diraient : Listen With A Fat Spliff. Cet album doit être extraordinaire en format vinyle, durant une soirée entre ami-es qui partagent soit des joints gros comme une lampe de poche (pour ceux et celles qui aiment ça), soit des litres de blonde bien fraîche. Kyuss est ce que Black Sabbath aurait été s’il avait commencé en 1988 au lieu de 1968.

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Classique oublié: Human Remains – « Using Sickness As A Hero »

Posted in Classique oublié on septembre 5, 2008 by johnnylebrun666

En 1996, le death métal stagnait. Plusieurs groupes phares du genre continuaient quand même de lancer des albums (ex. Cannibal Corpse), mais le death métal traditionnel avait atteint son point de saturation depuis déjà un bon moment. Le death métal mélodique parvenait alors à son apogée. La seconde vague de black métal prenait une ampleur insoupçonnée et débordait des confins de l’underground. The Dillinger Escape Plan n’avait pas encore traumatisé l’underground avec ses bombes de « mathcore ». C’est dans ce contexte qu’est apparu le mini-album Using Sickness As A Hero, de Human Remains.

Écoutez Human Remains, c’est comme se trouver dans un train filant à vive allure, dont les freins ne fonctionnent plus, quelques secondes avant une collision avec un autre train. On sait que ça va faire mal et on attend le terrible choc, résigné. Et ces quelques secondes de tension sont insoutenables. Et délicieuses, aussi.

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Classique oublié: Edge Of Sanity – « Crimson »

Posted in Classique oublié on juin 14, 2008 by johnnylebrun666

Edge Of Sanity est le premier Opeth. Comparez les deux groupes et vous découvrirez bien des similitudes, comme ce même désir de combiner death métal et segments plus prog ou l’utilisation de voix clean et death comme composante essentielle des pièces. Si des albums comme Morningrise (1997) et Still Life (1999) démontrent le talent de Mikael Åkerfeldt, des classiques comme The Spectral Sorrows (1993) et Purgatory Afterglow (1994) prouvent celui du génial Dan Swanö. Et Crimson (1996) constitue le magnum opus d’Edge Of Sanity.

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Classique oublié: Floodgate – « Penalty »

Posted in Classique oublié on avril 11, 2008 by johnnylebrun666
Le Sud des États-Unis a engendré une quantité de musiciens reconnus, qui ont développé un son propre à cette région. En particulier la Nouvelle-Orléans qui, depuis des années, constitue un terreau fertile au plan métal, grâce à des groupes comme Crowbar, EYEHATEGOD, Graveyard Rodeo, Exhorder, entre autres. Floodgate ne possède peut-être pas la même notoriété que celle de leurs pairs, mais ce n’est certes pas à cause d’un manque de qualité.
Projet du chanteur et guitariste Kyle Thomas, anciennement d’Exhorder et maintenant dans Alabama Thunderpussy, Floodgate n’a lancé qu’un seul album de onze pièces, Penalty, en 1996. Attention: les fans d’Exhorder risquent d’être déçus. Loin de recréer le thrash métal de son ancienne formation, Thomas a plutôt choisi de composer une musique plus stoner/doom. Après un début en force avec Shivering, le disque plonge dans une suite entraînante de pièces groovy et heavy. Puis, Whole, la Planet Caravan de l’album, vient donner une pause aux oreilles de l’auditeur, avant que Second Guesser (qui rappelle un croisement entre Crowbar et Pantera) ne fasse replonger Penalty dans l’intensité, intensité qui ne se termine qu’avec la dernière pièce, Black With Sin.
Enregistré il y a douze ans, Penalty vieillit plutôt bien, surtout grâce à l’époustouflante performance vocale de Thomas. Through my Days into my Nights, Till my Soil, Whole, Second Guesser, Feel You Burn s’imposent comme les meilleures pièces de l’album. Un excellent disque de métal style NOLA, qui rappelle Down ou la période 1990 de Corrosion of Conformity. À noter que la compagnie polonaise Metal Mind Productions lancera une réédition limitée à 2000 copies de Penalty, avec trois pièces bonus.

Classique oublié: Convulse – « Reflections »

Posted in Classique oublié on mars 23, 2008 by johnnylebrun666

Ce blogue comportera sous peu plusieurs chroniques. L’une d’elle sera « Classique oublié », qui présentera des albums classiques, mais qui n’ont jamais obtenu la reconnaissance que je leur crois méritée. Évidemment, la notion de classique varie beaucoup d’une personne à l’autre et mes choix seront subjectifs. Pas la peine d’en faire un plat. Le but de cette chronique consistera donc à attirer l’attention de certains d’entre vous sur des albums intéressants, mais méconnus.

Pour inaugurer « Classique oublié », je vous parlerai de Reflections, le deuxième et dernier album de Convulse. D’origine finnoise, Convulse a fait partie d’un mouvement très circonscrit dans le temps (disons, 1992-1996), appelé « Finnish grind rock » (aujourd’hui, on parlerait plutôt de « death’n’roll »). Parmi les autres groupes de ce mouvement se trouvaient notamment Disgrace, Pakeni et Xysma. L’excellent journaliste Jeff Wagner avait signé un fascinant reportage sur le sujet dans un numéro de Metal Maniacs, il y a bien des années.

Paru en 1994 sur Relapse Records, Reflections offre près de 40 minutes d’une musique agressive, dense, mais aussi rythmée et accrocheuse. Ainsi, certaines pièces sont plus élaborées, comme Lost Equilibrium, qui dure 7 min. 37 sec. Parfois, on croirait entendre Pearl Jam en train de rejouer les moments les plus groovy d’Entombed, comme dans les formidables pièces Rite of Sunshine, Green is Grey et Years of Decay. Une approche qui, sur papier, peut paraître désastreuse, mais qui, une fois exécutée, donne un son très particulier et rafraîchissant. Et c’est là que réside l’intérêt de l’album: une combinaison réussie de genres disparates, à une époque où le métissage des styles dans le monde du métal était encore perçu comme une hérésie. Parlez-en à Sentenced.

Bien entendu, les fans finis de death métal pur et dur détesteront ce disque. Pas assez brutal. Sans doute même un peu « gay » (yep, certains « cerveaux » voient un lien entre l’homosexualité et la qualité musicale). Comme si la brutalité était le seul critère pour mesurer la valeur d’un album. Whatever. Mais pour les fans plus ouverts, ce disque de neuf pièces constitue une expérience plus que satisfaisante. Même 14 ans après sa parution.