Archive for the Opinions Category

« The Unblackening Of Metal: A Look At The Role Religion Plays In Anti-Religious Music »

Posted in Opinions on février 12, 2011 by johnnylebrun666

Excellent article de xFiruath sur la place de la religion dans le métal. Beaucoup de groupes la dénoncent, veulent l’éliminer (surtout le christianisme), mais en la condamnant, ils lui accordent par le fait même de l’importance, ils lui offrent une plus grande visibilité. C’est pourquoi je trouve ces groupes quelque peu paradoxaux. Et ceux qui promeuvent la religion, comme les groupes de « unblack metal » (ex. Frost Like Ashes) ou de métal chrétien (ex. Mortification), lui en accordent aussi, évidemment, mais pour eux, cette publicité est assumée et même désirée. Ainsi, peu importe en quelle entité ils prétendent croire ou ne pas croire, les groupes black (ex. Dark Funeral), anti-chrétiens (ex. Destruction), pro-Satan (ex. Deicide) ou unblack métal reconnaissent l’existence d’une figure située à l’extérieur d’eux-mêmes et en font la promotion.

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Le mythe du « si c’est underground, c’est meilleur »

Posted in Opinions on novembre 29, 2010 by johnnylebrun666

L’underground. L’Eldorado de la musique pour plusieurs, un territoire sans intérêt pour d’autres. Pour ma part, j’adore l’underground. J’y suis immergé depuis maintenant vingt ans et je ne me lasse pas de l’explorer pour en dénicher les trésors. Que de superbes démos et albums découverts au fil des ans. Mes chroniques Démolicieux et Vinylophile en présentent quelques-uns. Toutefois, quand je lis certaines entrevues avec des musiciens, je constate que bien des personnes s’imaginent que l’underground demeure le seul lieu où la musique possède une quelconque valeur. Pour elles, tout ce qui touche le grand public rime forcément avec médiocrité. Comme si seul l’underground détenait le monopole de la qualité. C’est faux. On y trouve autant le meilleur que le pire. Au cours des années, j’ai acheté beaucoup de démos ou d’albums underground et je le confirme: cet univers contient une quantité phénoménale de merde. Comme les trop nombreux clones de Cannibal Corpse. Entre vous et moi, quelqu’un ressent-il vraiment l’envie aujourd’hui d’entendre quatre gars qui pensent que copier les riffs de Tomb of the Mutilated (1992) représente une approche digne d’intérêt? Peut-être sont-ils d’authentiques mordus du quintuor étatsunien, mais cette passion ne se convertit pas nécessairement en bonne musique.

Ceci dit, souvent, le meilleur se met à gravir les échelons vers un plus large auditoire, par choix des musiciens ou par la force des choses. Par exemple, un groupe comme The Dillinger Escape Plan a pris l’underground d’assaut avec un son frais, qui a provoqué une vive réaction en chaîne dans le milieu. Puis, ce son est parvenu à s’immiscer dans le paysage musical grand public du moment et le groupe est devenu un incontournable. Je conçois mal aujourd’hui comment The Dillinger Escape Plan aurait pu vivoter dans l’ombre, avec une démarche artistique aussi révolutionnaire et riche. Même chose pour Isis.

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Le moment où ça connecte

Posted in Opinions on novembre 4, 2010 by johnnylebrun666

Je ne sais pas pour vous, mais quand j’apprends à connaître un album, il arrive un moment précis où je « connecte » avec lui. Ce moment survient généralement par le biais d’une pièce en particulier, ou plus spécifiquement par un élément de cette pièce, comme un solo, un riff, une mélodie, un arrangement, etc. Cette « connexion » s’effectue souvent quand je remplis une tâche quelconque, comme prendre une douche ou cuisiner. Le souvenir de cet élément surgit alors dans ma mémoire et je me demande ensuite d’où il provient. Et quand je me rappelle son origine, je sais que la connexion vient d’être irrémédiablement établie.

À partir de cet instant, le disque entre dans une zone nouvelle d’intimité et il commence à s’intégrer à mon corpus musical. La place qu’il y occupera sera en fin de compte déterminée par plusieurs facteurs, mais il aura à tout le moins éveillé mon intérêt. Certains albums y parviennent très vite (par exemple, ceux de Bad Religion), alors que d’autres prennent davantage de temps pour aboutir à ce résultat (par exemple, ceux de Neurosis). La recherche de ce moment constitue à mon avis une des meilleures raisons pour écouter de la musique et pour en découvrir sans arrêt, car le plaisir qui en découle est grisant.

L’art d’acheter un disque en se fiant seulement à la pochette

Posted in Opinions on octobre 27, 2010 by johnnylebrun666

Pratique en voie de disparition (ou de mutation), acheter un disque en se fiant seulement à la pochette constitue un art en soi. Vous mettez les pieds dans un magasin ou sur le site d’une vente de garage et vous fouillez les piles d’albums à la recherche d’un groupe potentiellement intéressant. Quels critères devraient alors influencer votre décision d’acheter ou non un disque? Il peut y en avoir beaucoup, mais ceux qui suivent m’ont toujours bien servi. Je précise cependant que l’efficacité de chaque critère dépend avant tout de votre degré de connaissances musicales. Plus vous êtes versé dans un style (dans le cas présent, le métal), plus vous saurez comment tirer le maximum de chacun. Le métal possède ses thèmes de prédilection (tant musicaux que visuels que littéraires) et, une fois que vous les connaissez, vous avez plus de facilité à jauger de ce qui se trouve sous vos yeux. En outre, chaque critère n’est pas infaillible, chacun possède sa part d’exceptions et vous devez en tenir compte lorsque vous les utilisez.

Enfin, un seul critère peut parfois révéler avec une grande justesse la nature d’un album. D’autres fois, vous devez recouper plusieurs éléments pour cerner cette nature. En bout de ligne, chaque cas est unique. Sur ce, je vous propose mes critères lorsque je veux acheter un disque en me fiant seulement à la pochette:

– 1) Le nom du groupe: les noms en -tion = death métal. Les noms en finnois, norvégien ou suédois = black métal. Les noms qui évoquent le désespoir: une des formes du doom métal. Crystal Viper = heavy/power métal. Etc.

– 2) Le logo: si je ne peux lire le logo, je suppose alors que je me trouve en présence d’un groupe de death métal ou black métal. La différence, c’est que le logo death métal ressemblera à une variation de celui de Cannibal Corpse ou de Carcass, alors que celui du groupe de black métal sera inspiré de celui de Darkthrone.

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Le t-shirt « Jesus Is A Cunt » de Cradle of Filth et la controverse

Posted in Opinions on octobre 7, 2010 by johnnylebrun666

Le t-shirt Jesus Is A Cunt de Cradle of Filth est sans doute l’un des plus controversés de l’histoire de la musique. Au fil des années, plusieurs personnes qui le portaient ont eu des ennuis avec les autorités. La dernière en lice est Alexsei Vladmir Nikola, un Australien de 34 ans. Comme quoi même des pays réputés « ouverts » peuvent avoir des élans impromptus de puritanisme. On parle quand même juste d’un t-shirt de musique, ici.

Cet article résume quelques-uns des cas les plus célèbres impliquant le fameux t-shirt. Qu’on aime le groupe ou non, force est d’admettre qu’avec ce vêtement, il a réussi à créer un niveau constant de controverse qui doit susciter la jalousie de nombreux musiciens en manque d’attention. Maintenant, s’agit-il de la meilleure façon de promouvoir son groupe? Je n’appartiens pas à l’école de ceux qui croit que toute publicité est une bonne publicité. Les propriétaires de la brasserie Dow pourraient en témoigner. Toutefois, considérant que la revendication d’une certaine marginalité constitue un aspect important du métal, ce genre de promotion peut à mon avis attirer des gens désireux d’afficher leur distance par rapport aux normes sociales dominantes. Dans une telle perspective, je pense qu’on peut affirmer que Cradle of Filth a atteint son objectif.

« Cowboys From Hell », 20 ans déjà

Posted in Opinions on octobre 1, 2010 by johnnylebrun666

Les amateurs de métal peuvent maintenant se procurer une édition spéciale de l’album Cowboys From Hell (1990) de Pantera, édition lancée pour souligner le vingtième anniversaire de ce classique. Oui, classique. Des pièces comme Cowboys From Hell, Primal Concrete Sledge et Cemetary Gates ont révolutionné le métal, à une époque où le thrash métal était en déclin et le death métal était sur le point d’exploser dans l’underground. Ce disque a contribué à marquer la rupture entre les années 1980 et 1990, en plus d’influencer des hordes de guitaristes. Pour le meilleur et pour le pire.

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Pripiat

Posted in Opinions on septembre 19, 2010 by johnnylebrun666

Bien des groupes métal adoptent des noms évoquant des émotions noires et des aspects sombres de la vie, mais aussi des catastrophes naturelles (ex. Krakatoa, nom porté par trois groupes) et des évènements terribles de l’Histoire (ex. Stalingrad). Dans cette optique, je ne comprends pas pourquoi aucun groupe n’a encore songé à utiliser le nom de Pripiat.

Pripiat est une ville d’Ukraine se trouvant à deux kilomètres de la centrale nucléaire de Tchernobyl. Le jour même du tristement célèbre accident nucléaire, le 26 avril 1986, 900 enfants ont participé à un « marathon de la paix ». Les 45 000 habitants de la ville n’ont été avisés que le lendemain et ils ont été évacués en toute hâte. Les pompiers qui ont combattu l’incendie dans la centrale – sans équipement de protection approprié – ont été gravement irradiés. La plupart d’entre eux sont décédés des suites de cette exposition aux radiations. L’endroit est aujourd’hui une ville-fantôme, en raison de la forte irradiation des lieux.

Cette histoire me fascine, car elle démontre les dangers de la technologie et les conséquences de la négligence de ces dangers. Les thèmes associés au nom de Pripiat conviendraient donc particulièrement bien à un groupe de black métal, de death/doom ou de funeral doom. À tout le moins, ils pourraient servir d’inspiration à un album-concept captivant. Un groupe comme Winter aurait pu en extraire une œuvre  monumentale. Quoi qu’il en soit, je vous suggère de lire sur le sujet. La catastrophe de Bhopal mérite aussi d’être connue, puisqu’elle aussi a été essentiellement provoquée par une série d’erreurs humaines.