Archive for the Plaisir coupable Category

Plaisir coupable: Pinhâni – « İnandığın Masallar »

Posted in Plaisir coupable on décembre 2, 2010 by johnnylebrun666

Je vous suggère cette fois quelque chose de différent, même pour cette chronique: İnandığın Masallar (2006), le premier album de l’excellent groupe stambouliote Pinhâni. Bien qu’il ne soit nullement versé dans le métal, il propose une musique qui explore des émotions plus noires. Les métals ouverts à d’autres genres mélancoliques et les amateurs des récents albums d’Anathema devraient l’apprécier.

La grande force de İnandığın Masallar réside dans la variété de ses atmosphères, qui couvrent un large spectre. Ces ambiances s’imbriquent toutes de façon naturelle dans la démarche de ces talentueux musiciens. Rien ne semble forcé, tout coule avec fluidité. Une caractéristique d’autant plus admirable que la musique de Pinhâni puise à diverses sources: musique folklorique turque, Radiohead, Pink Floyd (surtout le fantastique solo de guitare électrique vers le milieu de Dön Bak Dünyaya), folk rock. À la première écoute, le son Pinhâni déroute un peu, mais avec le temps, il finit par avoir du sens et on se surprend à reconnaître des moments ici et là. Petit à petit, ces moments composent un tableau, et lorsque le tableau apparaît dans sa totalité, il dévoile une sublime grandeur. Mes préférées: la sombre Istanbul’da (qui commence foutrement bien le disque), la poignante Beni Al, la sédative Dön Bak Dünyaya et l’entraînante Haftanin Sonu (d’ordinaire, je déteste entendre quelqu’un siffler, mais Pinhâni réussit à intégrer des sifflements agréables et appropriés dans cette pièce. Un exploit).

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Plaisir coupable: Bad Religion – « New Maps Of Hell » (2007)

Posted in Plaisir coupable on septembre 21, 2009 by johnnylebrun666

Quel est le meilleur album de Bad Religion? Avant de répondre, je dois préciser deux choses: d’abord, Bad Religion est un de mes groupes préférés. J’en écoute régulièrement depuis plus de dix-sept ans et j’éprouve toujours la même passion envers sa musique. Ensuite, chacune des créations des punk rockers californiens possède sa propre personnalité, chacune peut devenir la trame sonore de la période de notre vie durant laquelle on l’écoute. Ainsi, je me souviens d’avoir écouté Generator (1992) en 1992 chez Philippe; Stranger Than Fiction (1994) quand je me baignais chez Jimmy, en 1994; No Substance (1998) sur la Grand-Place à Bruxelles, en 1998; The Process Of Belief (2002) quand je marchais vers le studio de CFAK à l’Université de Sherbrooke pour y faire mon émission de radio, en 2003; The Empire Strikes First (2004) aux alentours de la Saint-Jean en 2006; New Maps Of Hell (2007) lorsque j’ai déménagé à Montréal en 2007. D’ailleurs, New Maps Of Hell est le seul album, tous styles confondus, que j’ai acheté le jour même de sa sortie. J’ai ensuite été le découvrir sur une terrasse de la rue Saint-Denis, bière à la main, par une splendide journée de juillet. Et je l’ai aussitôt aimé. Vous voyez ce que je veux dire? Une trame sonore.

Maintenant, pourquoi je considère New Maps Of Hell (2007) comme  le magnum opus du groupe, et non Suffer (1988 ), No Control (1989), Against The Grain (1990), Generator ou Recipe For Hate (1993)? Parce qu’il s’agit de son album synthèse.

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Plaisir coupable: Social Distortion – « Sex, Love And Rock’N’Roll »

Posted in Plaisir coupable on novembre 29, 2008 by johnnylebrun666

Le punk rock est un genre peu estimé par de nombreux métals. Pourtant, le punk a grandement influencé le développement du thrash métal. Certes, le punk rock est généralement plus joyeux. Mais certains groupes en pratiquent une version plus personnalisée. Comme Social Distortion.

Chacun de ses six disques possède sa propre personnalité, qui reflète l’état d’esprit de l’époque du chanteur, guitariste et leader Mike Ness. J’aurais pu choisir de présenter le tout aussi remarquable Somewhere Between Heaven And Hell (1992), mais j’ai préféré Sex, Love And Rock’N’Roll (2004) en raison du contexte entourant sa parution.

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Plaisir coupable: A-Ha – « Hunting High And Low »

Posted in Plaisir coupable on août 29, 2008 by johnnylebrun666

Vous connaissez le succès Take On Me du groupe norvégien A-Ha. Qui ne le connaît pas? Le vidéoclip est génial et la pièce, foutrement mémorable. Mais le reste de Hunting High And Low (1985) vaut lui aussi le détour. Ce disque se situe à des années-lumières du métal et pourtant, il dégage une certaine tension métal, comme celle que l’on retrouve sur les récentes parutions de Katatonia. Ce n’est pas pour rien qu’Atrocity a repris The Sun Always Shines On TV sur Werk 80 II (2008 ). Et qu’attend To/Die/For pour reprendre l’explosive I Dream Myself Alive sur son prochain album? Cette pièce implore quelques couches de guitare, jouées par un bon groupe de métal gothique. La voix de Jape Perätalo n’existe que pour chanter ce genre de refrain.

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Plaisir coupable: Gin Blossoms – « Congratulations… I’m Sorry »

Posted in Plaisir coupable on juin 10, 2008 by johnnylebrun666

On a sans doute tous vécu la situation suivante: on entend plusieurs fois certaines pièces à la radio, mais on ne parvient jamais à se souvenir du groupe qui les joue. Jusqu’à ce qu’arrive un moment où on les entend dans un contexte où notre attention s’y arrête vraiment. Et là, la qualité des chansons nous frappe de plein fouet. C’est ce qui s’est passé dans mon cas, avec les Gin Blossoms.

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Plaisir coupable : Bryan Adams – « Reckless »

Posted in Plaisir coupable on mai 2, 2008 by johnnylebrun666

Vous le connaissez. Il incarne le rock canadien. Vous savez par coeur les paroles de Summer of ’69, même si vous préféreriez vous faire raser les jambes avec une râpe à fromage plutôt que de l’avouer. Pour ma part, je les connais et je les chante chaque fois que j’entends ce classique. Parce que c’est un freakin’ classique. Parce que c’est freakin’ Bryan Adams.

Je l’admets, j’ai pas mal décroché de son oeuvre au début des années 90. Mais quand j’écoute Reckless (1984), je me dis: ça, ça c’est un excellent album. Parfait pour les road trips. Summer of ’69. Run To You. One Night Love Affair. Heaven. Somebody. It’s Only Love. Toutes des succès. Six pièces sur dix. Et les quatre autres rockent salement elles aussi : She’s Only Happy When She Dancin’; Kids Wanna Rock; Long Gone; Ain’t Gonna Cry. Il a vraiment mis toute la fougue de sa jeunesse dans ces chansons, ce Bryan.

Encore aujourd’hui, Reckless s’écoute comme un charme, grâce à la très haute qualité des compositions et l’efficacité des mélodies. Adams connaît ses clichés rock et il sait comment s’en servir. Du rock incendiaire (Kids Wanna Rock) à la ballade poignante (Heaven) en passant par la pièce ultracatchy parfaite pour danser (It’s Only Love), il couvre tout le spectre rock et en extrait ainsi un disque triomphal. Reckless. Indeed.

Plaisir coupable – Phil freakin’ Collins

Posted in Plaisir coupable on mars 26, 2008 by johnnylebrun666
La chronique « Plaisir coupable » présentera des artistes qui, pour une raison ou une autre, sont ridiculisés par une certaine frange du monde métal (et parfois même du monde musical at large), mais qui me plaisent malgré tout. Allez, avouez-le, vous aussi aimez des trucs uncool. Vous ne le dites à personne, bien sûr; s’il fallait que ça se sache, votre réputation de tough guy en prendrait plein la gueule. Mais ‘stie que vous aimez ça quand même.
Mon premier plaisir coupable est nul autre que Phil Collins. Vous le détestez sans doute, depuis qu’il a « saboté » l’oeuvre de Genesis, depuis qu’il a lancé sa carrière solo. Mais, avouez que des pièces comme Something Happened on the Way to Heaven, You Can’t Hurry Love, Two Hearts et Easy Lover bottent des tonnes de cul. Bordel, même Sussudio, avec son synthétiseur au son ultra-1985, donne envie de headbanger dans son char.
Et que dire de ses ballades… oh là, je délire, direz-vous. Come on!! Il n’y a pas que Love Bites dans la vie! Against all Odds, Separate Lives, One more Night… À l’instar de Mario Dumont, Phil sait parler des vraies affaires, avec des mots que tout le monde comprend. Quelle bonne musique pour émoustiller votre lady avant une nuit d’amour torride. Grrr.
Je donnerais cher pour voir Phil Collins en spectacle. Sa voix nasillarde, ses chansons rythmées, ses paroles pleines de sagesse (My mama said/You cant hurry love/No, you’ll just have to wait/She said love dont come easy/But its a game of give and take/You cant hurry love/No, you’ll just have to wait/Just trust in a good time/No matter how long it takes – c’est foutrement vrai!)… whoa, ce doit être toute une expérience! Surtout Something Happened on the Way to Heaven : avec son refrain explosif, cette pièce est conçue pour la scène.
En outre, comment ne pas aimer sa gueule bien sympathique de bubble head? I rest my case.