Le moment où ça connecte

Je ne sais pas pour vous, mais quand j’apprends à connaître un album, il arrive un moment précis où je « connecte » avec lui. Ce moment survient généralement par le biais d’une pièce en particulier, ou plus spécifiquement par un élément de cette pièce, comme un solo, un riff, une mélodie, un arrangement, etc. Cette « connexion » s’effectue souvent quand je remplis une tâche quelconque, comme prendre une douche ou cuisiner. Le souvenir de cet élément surgit alors dans ma mémoire et je me demande ensuite d’où il provient. Et quand je me rappelle son origine, je sais que la connexion vient d’être irrémédiablement établie.

À partir de cet instant, le disque entre dans une zone nouvelle d’intimité et il commence à s’intégrer à mon corpus musical. La place qu’il y occupera sera en fin de compte déterminée par plusieurs facteurs, mais il aura à tout le moins éveillé mon intérêt. Certains albums y parviennent très vite (par exemple, ceux de Bad Religion), alors que d’autres prennent davantage de temps pour aboutir à ce résultat (par exemple, ceux de Neurosis). La recherche de ce moment constitue à mon avis une des meilleures raisons pour écouter de la musique et pour en découvrir sans arrêt, car le plaisir qui en découle est grisant.

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